Texte: Etienne T.
Photos: Sterling Lorence, gracieuseté du SGC

Pour la Part 1, cliquez-ici!

Suite de la part 1 :
La journée typique du campeur débute par un bon déjeuner entre 9h et 10h. Lors de mon séjour, on déjeunait au Longhorn : œufs, bacon et saucisses au menu sous diverses formes. Un peu lourd et pas super santé quand on embarque sur son vélo tout de suite après le repas. Le SGC a écouté les campeurs et propose maintenant un déjeuner beaucoup plus santé. Après on ride jusqu’à 16h avec notre groupe de petits amis et le coach attitré pour la journée, comme dans un camp de vacances! Pause dîné de 12h à 13h. Évidemment, s’il nous reste du jus, on peut prolonger la journée plus tard, le bike park de Whistler ferme certains soirs à 20h mais attention, pour le weekend warrior, si on veut être capable de rouler 6 jours en ligne, il faut se ménager!

Il y aussi des bonus non négligeables pour les campeurs. Par exemple, la priorité dans la ligne d’attente, quand on sait la quantité de gens qui visitent Whistler, ça parait dans le nombre de descentes à la fin de la journée. L’on nous propose également la possibilité de faire une descente de helibike à un prix ridicule (malheureusement annulée pour cause de mauvais temps dans mon cas). Pour compenser, j’ai eu le privilège de faire une descente à partir du sommet de Whistler avec Mike Jones (un cool guy par excellence qui n’est plus moniteur au camp malheureusement). Le sommet n’est normalement pas accessible aux vélos sauf avec un guide de Whistler. On débute par un long et sinueux fireroad avant d’enchaîner dans une double track pour finalement arriver dans le haut des trails du bike park. Nos freins fumaient. Nous étions accompagnés par un photographe de Bike magazine, nous avons donc fait des sessions de photos en chemin…comme des pros. Épique.

Pour compléter l’expérience de se sentir comme un pro, le SGC assure la présence d’un photographe professionnel en la personne de Sterling Lorence, photographe réputé, et d’un vidéaste (l’équipe du Coastal Crew cette année) durant une journée. Tout le monde repart avec une photo professionnelle et un segment dans la vidéo de la semaine. S’il pleut ou que vous êtes un fan de jumps, le SGC offre également un accès prioritaire au Airdome : un skatepark intérieur situé sur Blackcomb et célèbre pour son foam pit. Ça vaut le détour, peu importe votre niveau, une fois que l’on maîtrise le « run in » particulièrement à pic, on peut essayer tout ce que l’on veut comme tricks sans jamais se faire mal, sauf si vous tentez un flip et que votre vélo vous tombe dessus!

Et ce n’est pas fini, il y aussi des activités disponibles après la journée de bike (coût non inclus dans le prix du camp) comme par exemple, les dirts jumps municipal près de Blackcomb, le paintball ou… le bungee. Comme si ma semaine n’avait pas déjà été assez chargée en adrénaline, je me suis tapé mon premier saut de bungee à vie chez Whistler Bungee. On saute d’un pont en métal grillagé au-dessus d’une rivière avec des gros rapides. Je ne voulais plus y aller mais j’ai fait un homme de moi quand j’ai vu 2 gamines de 13 ans remontées avec des sourires fendus d’une oreille à l’autre après avoir presque pleurées avant de sauter. J’ai connu la peur, la vrai, mais je souriais moi aussi en remontant!

Rider avec des pros donc. On peut lire des livres, regarder des films et des vidéos, se faire expliquer, visualiser, expérimenter soi-même, rouler 5 jours par semaine,…. À mon sens, une fois que l’on maîtrise la base, le meilleur moyen de s’améliorer rapidement est de suivre quelqu’un de meilleur que nous. Mais il faut faire attention, un de nos chums meilleur que soi pourrait quand même nous transmettre des mauvais plis. Avec un pro du SGC, on ne se trompe pas et l’amélioration de tous les campeurs à la fin de la semaine est indéniable. On se demande toujours qu’elle est la bonne vitesse pour telle drop ou la meilleure ligne pour telle section. Par exemple, Tyler Moreland n’avait pas 2 heures à perdre avec moi pour me laisser analyser et mijoter sur mes chances de succès sur la drop à partir d’un conteneur en métal sur la piste Freight Train (step up sur le 1er conteneur et drop au bout du 2e conteneur). Il m’a dit c’est là ou jamais, tu me suis, tu gardes ma vitesse et tout va bien aller, il y a 8 pouces de débattement sur ta fourche pour corriger les erreurs. Et il avait raison. Je n’ai pas perdu de temps à me stresser, j’ai réduit mes risques de blessure et augmenter ma confiance, le tout en apprenant. Il n’y a pas juste moi qui le dit, un film est sorti l’an dernier pour confirmer ça : Follow Me.

L’importance d’avoir une bonne technique et de ses bénéfices sur l’expérience de ride fait de plus en plus de chemin dans l’esprit des riders d’où l’explosion du nombre de camps et de cliniques dans l’Ouest mais aussi au Québec (Dirt Camps et VM Pro par exemple) et sur la côte Est des États-Unis.

Certains diront qu’on n’a pas besoin de payer 3 000$ pour rider avec quelqu’un de meilleur que soit. C’est vrai. Mais rendu ici, j’imagine que vous aurez compris que l’on paie pour vivre une expérience globale de ride hors du commun.
Pour tout dire, j’y suis allé à l’été 2006. Ça fera 5 ans cet été. Beaucoup de terre a passé sous mes pneus depuis mais j’en parle encore comme si c’était l’été passé…it’s that good!

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