Texte: Etienne T.
Photos: Sébastien Desbordes QuebekImages.com

Pour 2012, les gars de MAAXX Events, créée en 2011, ont pris les choses en mains en organisant plusieurs événements incluant la Coupe Québec à Camp Fortune et la série de 3 courses amicales B-MAAXX à Bromont. Comme si ce n’était pas assez, MAAXX Events a également récupéré l’organisation des Championnats québécois originalement prévu le 2 septembre au Massif du Sud en transférant le tout au Mont Owl’s Head le 28-29 septembre dernier sur une toute nouvelle piste qui devait être construite en quelques fins de semaines seulement, rien de moins!

Le Mont Owl’s Head accueillait du vélo de montagne pour la première fois de son histoire. Les gars de MAAXX Events et une poignée de rider-bénévoles ont donc construit la piste de course en 4 weekends à partir de rien. Nous avons pu en suivre l’évolution ici même sur Majorcycles.com. Une belle piste toute neuve comporte un gros avantage et un gros inconvénient. L’avantage est sans contredit l’aspect nouveauté pour les coureurs, ce qui fut plutôt rare ces dernières années sur le circuit québécois. Par contre, avec une piste fraichement creusée en terre, si les conditions météos ne sont pas au rendez-vous, il y avait un risque qu’elle se transforme en gros mud fest.

Et c’est exactement ce qui s’est produit. De la bouette et des vélos complètement beurré comme on en a rarement vu! Heureusement pour eux, les trailbuilders auront eu la chance de goûter au fruit de leur travail le weekend précédent la course avant que Dame Nature transforme le tout en fudge au chocolat.

Le mot le plus populaire du weekend fut sans contredit « Wetscream », pleines longueurs, pas coupé de préférence! La demande était tellement grande que les prix augmentaient de plus en plus jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus un seul à vendre sur le site. Même les riders blessés au combat dans les pratiques vendaient leurs Wetscream sur place (c’est comme ça que j’ai eu les miens…).

Et ce n’est pas pour rien, les Wetscream ou autres pneus de bouette étaient des indispensables pour survivre ou du moins avoir du fun sur le parcours. Comme tout parcours dans un centre de ski, il alternait entre des sections ouvertes dans les pistes de ski et des sections dans le bois. Tout de suite en sortant de la tente du départ, on s’élance sur une pente à pic avec un premier virage à 90 degré off camber. Juste un peu plus loin, une 2e descente à pic en ligne droite sur une pente de ski couverte de bouette et de gazon nous attendait à bras ouvert, pour finir avec un autre virage à 90 degré sur le plat. Bon nombre de riders ont passé tout droit, incluant le soussigné, mais c’était avant les Wetscream! Les rubans ne restaient pas en place très longtemps sur cette section. Les organisateurs ont même déplacé le parcours pour ajouter une portion avec encore du gazon pour aider la traction dans la descente en ligne droite.

Une fois la piste de ski terminé, le parcours enchaînait avec une longue section de bois malheureusement en bonne partie réduite en bouette. Puis piste de ski en ligne droite suivi d’un second boisé plus technique avec une section de roches étroites, une grosse racine et une bonne drop à la sortie. Il fallait ensuite effectuer un long virage off camber dans la piste de ski avant de regagner la forêt. L’avant dernière section de bois était la plus longue, avec le plus de dénivelé et contenait surtout le step down et le très, très long gap jump. Le dernier bois était le plus smooth avec ces quelques bermes. Le parcours se terminait sur la piste de ski avec 2 grands virages sur le plat et un gros jump à l’arrivée pour finir en beauté.

En somme, c’était un très beau parcours, vraiment l’fun à rouler malgré les conditions et il y en avait pour tous les goûts. Pour les coureurs moins expérimentés, et aussi en raison des conditions pour plusieurs, il était possible d’éviter les 3 stunts principaux sans perdre trop de rythme.

Les catégories élites et junior expert ont eu la chance d’effectuer une descente de qualification en fin de journée samedi, question de donner le pouls pour la finale du lendemain. Matthew Beer (Intense/Fox/TLD), Hans Lambert (Xprezo-Borsao) et Julien Laramée (Cycle Néron/Specialized) se sont qualifiés en 1ère, 2e et 3e position, respectivement.

Les pratiques du dimanche matin ont commencé sous les nuages et il n’avait pas plu depuis la veille en fin de matinée, alors le gâteau commençait à prendre, ce qui ne rendait pas le parcours plus facile pour autant. Deux bons coureurs ont vu leur journée se terminer lors des pratiques. Samuel Thibault est tombé sur le dernier jump en exécutant un scrub qui a mal tourné. Un peu plus tard, les secouristes ont été appelés sur le parcours. La rumeur s’est propagée que Dominick Ménard avait fait une très mauvaise chute et qu’il ne sentait plus ses jambes! Heureusement, ce dernier a confirmé sur Facebook qu’il marchait et qu’il avait subi une commotion cérébrale. Prompt rétablissement à M. Ménard!

La météo prévoyait de la pluie pour l’après-midi et Dame nature fut pile poil au rendez-vous. La pluie a commencé en force 30 minutes avant le départ, mais s’est calmé par la suite. Étonnamment, la pluie n’a pas changé grand chose même que le parcours s’est retrouvé un peu plus rapide et l’on arrachait moins de gazon dans les pistes de ski.

Les élites se sont donc élancés sur le parcours sous une faible pluie. Le temps de référence initial sera enregistré par Marc Poirier (Sports aux Puces) avec un 3 min. 25 sec. Ce temps sera rapidement battu et ce sera Charles-Alexandre Dubé (On the Edge Canada) qui passera sous la barre des 3 :20 avec un 3 :18. Lorsqu’il ne reste que le top 15 le temps à battre est passé à 3 :17 grâce à Maxime Fortin-Faubert.

Parti en 13e position, James Jeannet (Fox Intense) augmente la compétition d’un cran en battant le temps de référence par 5 secondes avec un 3 :12.998. À ce point-ci les centièmes sont importantes car le temps de James Jeannet sera battu tranquillement à coup de centièmes, 5 coureurs ont terminés entre 3 :12.998 et 3 :10.492, ce dernier temps inscrit par Yann Gauvin (Kona/Race Face). Personne n’a le temps de se geler le derrière sur le « hot seat ».

Après Yann Gauvin, il ne reste que 4 coureurs. Philippe Cyrenne Blanchard (Sports aux Puces) fait monter la tension en fracassant le temps de Yann par 5 secondes pour terminer à 3 :05. Allions-nous passer sous la barre des 3 minutes? Le 3e qualifié, Julien Laramée, inscrit ensuite un 3 :11.061 et devra se contenter de la 5e place, tout de même un podium! Hans Lambert est sur le parcours, son temps semble bon et il est beau à voir dans les derniers « S », son temps le confirme : 3min 00sec. Ce résultat lui assure le titre de champion québécois puisque Matthew Beer est originaire de Terre-Neuve. Ce dernier a passé sa saison entre Bromont et le circuit de la Coupe du Monde. Il est clair que cette expérience lui a été bénéfique car, lorsqu’il sort du bois à toute vitesse, on le voit effectuer les derniers virages les 2 pieds sur les pédales comme s’il n’y avait pas de bouette sur la piste. Peu importe d’où on vient, une course c’est une course, et Matthew Beer l’emporte avec le seul temps sous les 3 minutes avec un 2 :58. Yann Gauvin complète le podium en 4e place.

En somme, malgré la météo, ce fut un très beau weekend de course avec une finale enlevante. Merci à tous ceux qui ont rendu ce weekend possible et souhaitons que Owl’s Head sera au rendez-vous l’an prochain.

Pour toutes autres photos de l’évènement, visitez QuebekImages.com

2 commentaires sur « Race Report: Championnats Québécois 2012 – Owl's Head »

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